résumé du deuxième livre
Apprendre à expliquer
l'art de vulgariser
Ce deuxième livre est composé de deux parties, l'une pose les fondations de l'art de vulgariser, l'autre est consacrée à la pratique.
1ère partie : les fondations : pour améliorer notre sens critique, il faut améliorer notre connaissance tout au long de notre vie et au delà des formations scolaires et professionnelles. Ce n'est pas chose facile car :
- - l'information est surabondante, fragmentée, questionnable
- - le monde se complexifie, le nombre de sujets complexes augmente,
- - nous sommes sollicités par des tonnes d'activités, nous manquons de temps et parfois de motivation à apprendre des choses nouvelles
Il faut donc que ceux qui savent, les connaisseurs, fassent des efforts pour expliquer clairement aux ignorants auxquels ils s'adressent. Transmettre une connaissance est un art très difficile qui devient aujourdhui un réel enjeu de société pour que la démocratie continue à fonctionner. Cela concerne tout le monde: les politiques, savants, intellectuels, patrons, journalistes; mais aussi nous-mêmes car nous sommes parfois dans le rôle du connaisseur, par exemple en entreprise lorsque nous accueillons un nouveau.
Il ne s'agit pas simplement de communiquer encore plus, mais de partager un savoir et de le vulgariser, c'est-à-dire informer, expliquer, attirer l'attention, exciter la curiosité et éveiller le sens critique. Il s'agit aussi d'aborder l'ignorant avec l'état desprit qui convient, fait d'empathie, d'ouverture d'esprit et de disponibilité. Sinon, l'ignorant se sent dominé et se referme sur lui-même. Il s'agit de prendre de la distance vis-à-vis du sujet à traiter afin de détecter les préjugés et contrevérités qui encombrent les esprits ; il sagit de porter à la compréhension dautrui avec humilité, avant d'essayer de convaincre à toute force.
Finalement, je propose de considérer l'art de vulgariser comme une réelle activité de création afin de toucher autant la raison, l'intuition que les sentiments de l'ignorant et afin d'inventer de nouvelles manières d'expliquer qui satisferont le plus grand nombre de publics.
2ème partie : la pratique : En étudiant les méthodes des vulgarisateurs d'hier et d'aujourd'hui, en analysant des revues et beaucoup de livres de vulgarisation, j'ai répertorié des méthodes qui ont fait leur preuve:
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- l'expérimentation,
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- la comparaison, la métaphore, l'exemple
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- l'association de sujets, le condensé, la synthèse
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- le raisonnement logique, le débat contradictoire,
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- l'histoire, l'anecdote, le jeu, l'astuce
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- la méthode pointilliste
J'ai tenté de repérer les bonnes pratiques rhétoriques et la manière de structurer le plus cliarement possible une présentation en l'agrémentant d'illustrations qui aident à la compréhenion. J'en ai dégagé une démarche qui consiste à se poser des questions avant de produire:
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- quelle est ma relation avec le public et le sujet que je vais aborder ?
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- quelle est la nature des connaissances que je veux transmettre ?
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- quelles sont les circonstances de la relation que je vais établir ?
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- quelles méthodes sont à privilégier ?
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- comment vais-je valider ma production ?
Je n'ai fait dans ce livre que brosser à grand trait la question de l'explication objective de sujets complexes au plus grand nombre. Il est tellement au coeur de l'actualité du printemps 2005 avec le référendum sur la constitution européenne, qu'il faudrait lui donner beaucoup plus de notoriété. Comment l'institutionaliser ? Comment lui donner des fondements théoriques solides ? Comment former les élites à l'art d'expliquer ? ...
J'attends vos idées sur toutes ces questions et tous vos commentaires, bien sûr...
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