poursuivons et terminons notre sixième livre
son sujet est la vie bonne
identitaire: c'est le niveau que l'individualiste affectionne le plus: il cherche des réponses à la question "qui suis-je?", il est en recherche d'identité et d'individualité;relationnel: l'individualiste aime également beaucoup vivre dans le relationnel; il est en connection réelle ou virtuelle avec beaucoup d'autres, avec la société de consommation, les modes, les distractions, le zapping; ce niveau est le parfait refuge à la vie dure.cognitif: ce niveau n'est accepté que lors des études que chacun fait en son jeune âge; ensuite la culture, les connaissances sont remplaçées par de l'information plus ou moins pré-mâchée. On le néglige au profit d'occupations professionnelles ou ludiques, souvent étroites;spirituel: ce dernier niveau paraît abstrait sans utilité; il peut prend des formes diverses et variées, comme l'adhésion à une religion, l'affinité pour une philosophie, en passant par des formes de méditations ou une recherche d'appartenance à l'humanité.
3. se mettre en mouvement de l'un à l'autre à son rythme, dans l'ordre que l'on veut, en empruntant les chemins qui nous conviennent le mieux, en utilisant les deux véhicules à notre diposition, l'écoute et la création, pour faire ces passages.
le sur-place identitaire, c'est à dire tourner en rond en soi-même, conduit au narcissisme, à une susceptibilité excessive et d'incessantes rivalités avec les autres.le sur-place relationnel, c'est à dire le papillonage excessif, conduit à la superficialité et à mener une vie vide. Un jour les regrets apparaissent, ou l'ennui et la lassitude à vivre dans un cercle refermé sur lui-même.le sur-place cognitif consiste à apprendre pour apprendre, à essayer toute sa vie d'accumuler une science dans le seul but d'en savoir toujours plus. La connaissance qui devient religion conduit à l'isolement et à l'orgueil.le sur-place sprituel fait croire qu'il est possible de s'extraire de la vraie vie pour se consacrer à l'absolu: cela empêche de découvrir le monde et les autres. Cela mène à l'impasse car personne ne réussit tout seul dans cette voie.
en considérant que tout est égal à tout et réciproquement, les déviances ne sont plus déviantes, mais tolérées comme des façons personnelles de voir les choses. La morale est mise aux oubliettes, plus aucune valeur n'a de valeur. En l'absence de repère, on tue le développement, on ne peut plus croire au progrès.à douter de tout on ne croît plus à rien : ni en l'homme, ni en Dieu. Tous les raisonnements sont tordus dans une forme d'esprit qui fait perdre le nord et et qui questionne tout dans le seul but de ne jamais s'engager. Plus rien ne vaut la peine d'être tenté; rien ne mérite l'effort dans la durée puisque la connaissance n'est plus possible.
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