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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 12 2007 15:32

poursuivons et terminons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Nous sommes condamnés au mouvement perpétuel entre les quatre niveaux identitaire, relationnel, cognitif et spirituel, sans faire l’impasse sur aucun d’eux, sans jamais faire du sur-place et sans pratiquer le doute et le relativisme. 
 
Pour ceux qui se demandaient où je voulais en venir, j'espère les éclairer maintenant. La phrase ci-dessus synthètise tous les articles qui précèdent. Un peu déçus? Ce n'est pas une découverte renversante? Lisez plutôt ce qui suit, car je crois que cette phrase peut aider à vivre:
 
1. identifier ces quatre niveaux pour mieux les comprendre et les distinguer
identitaire: c'est le niveau que l'individualiste affectionne le plus: il cherche des réponses à la question "qui suis-je?", il est en recherche d'identité et d'individualité;
relationnel: l'individualiste aime également beaucoup vivre dans le relationnel; il est en connection réelle ou virtuelle avec beaucoup d'autres, avec la société de consommation, les modes, les distractions, le zapping; ce niveau est le parfait refuge à la vie dure.
cognitif: ce niveau n'est accepté que lors des études que chacun fait en son jeune âge; ensuite la culture, les connaissances sont remplaçées par de l'information plus ou moins pré-mâchée. On le néglige au profit d'occupations professionnelles ou ludiques, souvent étroites;
spirituel: ce dernier niveau paraît abstrait sans utilité; il peut prend des formes diverses et variées, comme l'adhésion à une religion, l'affinité pour une philosophie, en passant par des formes de méditations ou une recherche d'appartenance à l'humanité.
 
2. se convaincre que chacun d'eux nous constitue et est nécessaire à notre épanouissement. Dès que l'un manque un déséquilibre se crée qui se manifestera un jour ou l'autre par une souffrance.

3. se mettre en mouvement de l'un à l'autre à son rythme, dans l'ordre que l'on veut, en empruntant les chemins qui nous conviennent le mieux, en utilisant les deux véhicules à notre diposition, l'écoute et la création, pour faire ces passages.
 
4. surtout ne pas faire du sur-place:
le sur-place identitaire, c'est à dire tourner en rond en soi-même, conduit au narcissisme, à une susceptibilité excessive et d'incessantes rivalités avec les autres.
le sur-place relationnel, c'est à dire le papillonage excessif, conduit à la superficialité et à mener une vie vide. Un jour les regrets apparaissent, ou l'ennui et la lassitude à vivre dans un cercle refermé sur lui-même.
le sur-place cognitif consiste à apprendre pour apprendre, à essayer toute sa vie d'accumuler une science dans le seul but d'en savoir toujours plus. La connaissance qui devient religion conduit à l'isolement et à l'orgueil.
le sur-place sprituel fait croire qu'il est possible de s'extraire de la vraie vie pour se consacrer à l'absolu: cela empêche de découvrir le monde et les autres. Cela mène à l'impasse car personne ne réussit tout seul dans cette voie.
 
5. sortir du doute et du relativisme:
en considérant que tout est égal à tout et réciproquement, les déviances ne sont plus déviantes, mais tolérées comme des façons personnelles de voir les choses. La morale est mise aux oubliettes, plus aucune valeur n'a de valeur. En l'absence de repère, on tue le développement, on ne peut plus croire au progrès.
à douter de tout on ne croît plus à rien : ni en l'homme, ni en Dieu. Tous les raisonnements sont tordus dans une forme d'esprit qui fait perdre le nord et et qui questionne tout dans le seul but de ne jamais s'engager. Plus rien ne vaut la peine d'être tenté; rien ne mérite l'effort dans la durée puisque la connaissance n'est plus possible.
 
J'ai une certitude, celle que les chemins du bonheur
et ceux du Beau, du Bon et du Bien sont les mêmes.
Pour le reste, je me contente d'avoir des convictions incertaines, car sans convictions, on n'a pas le temps de donner sens à sa vie, mais avec seulement des convictions certaines, on devient fou ou tyran!
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 12 2007 17:42

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

L’évolution individualiste donne aux individus un sentiment de grande liberté, une impression d’autonomie jamais vue par le passé. Entre les sociétés traditionnelles et la société individualiste, un accroissement de liberté a eu lieu, mais pas aussi grand qu’on pourrait le croire. Les contingences matérielles, les contraintes sociales et sociétales ne nous autorisent pas tellement plus aujourd’hui qu’hier à sortir des sentiers battus, à choisir notre vie et à inventer notre identité. Le changement se trouve ailleurs : il est de l’ordre de la démarche intellectuelle plutôt que dans les résultats de cette démarche. En effet, il est demandé à chaque individu d’être réflexif, c’est-à-dire de se poser des questions à chacun de ses actes, de réfléchir à ses relations avec les autres, à sa place dans la société, à son identité, bref de penser sa vie.
 
Il n’est plus possible de simplement couler des jours tranquilles tout seul dans son petit nid. L’individu ne peut plus être complètement et durablement en phase avec les règles et contraintes dans lesquels il vit, ni adéquat à ses rôles sociaux, et à ses intérêts personnels, encore moins peut-il être sûr de ses croyances et de ses réponses existentielles pour toute sa vie. Tout est mouvant et instable, de plus en plus rapidement changeant.
 
Pour être un individu aujourd’hui, il faut être capable de se mettre à jour en permanence. Nous sommes condamnés au mouvement perpétuel entre les quatre niveaux identitaire, relationnel, cognitif et spirituel, sans faire l’impasse sur aucun d’entre eux, sans jamais faire du sur place et sans papillonner dans le doute et le relativisme. Nous avons besoin de nous épanouir dans toutes les composantes de notre personnalité et de nous forger des convictions incertaines.
 
Par dufay - Publié dans : bdufay
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 11 2007 15:42

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Lorsqu'on lit les philosophes contemporains, on est frappé de leur convergence de pensée. Ils peuvent être d'origines politiques différentes, ils peuvent avoir eu des parcours bien à eux, ils sont souvent imprégnés d'un matérialisme bien marqué, considérant qu'un philosophe doit penser la vie, la mort et le bonheur par lui-même sans recourir à rien ni personne d'externe à sa pensée.
 
C'est la liberté et l'ambition, (la prétention, penseront certains), que les Lumières ont initiées il y a déjà bien longtemps. Ce qui est intéressant de remarquer, c'est que beaucoup de ces philosophes s'interrogent aussi sur la vie bonne et se disent qu'il manque quelque chose pour y parvenir. La pensée rationnelle, positive, scientifique ne suffit pas à rendre compte de l'intégralité de la vie des hommes. Alors certains font appel à des notions telles que l'entente, la fraternité, l'amitié, l'amour. Ils les déduisent de leurs raisonnements, les formulent comme des souhaits ou les proposent comme seuls moyens d'apporter le bonheur individuel et la pérennité de la société.
 
N'en reviennent-ils pas à rechercher une forme de transcendance ?
 

La dynamique que nous avons décrite dans les articles précédents nous a conduit au beau, au bien, au bon. Le beau est ce qui fait naître un plaisir désintéressé utilisant l'esthétique; le bien est ce qui est conforme à l'idéal moral et à l'éthique; le bon est ce qui s'efforce d'éviter des souffrances à l'autre. Ces trois notions sont intimement liées.

Par la force de leur pensée et la compréhension de parcelles du monde, les uns en arrivent à découvrir le bien. Par la qualité de leur écoute et l'ouverture empathique à autrui, les autres en arrivent au bon. Par la persévérance de leur création et la connaissance d'eux-mêmes qu'ils développent, d'autres encore en arrivent au beau. Ces chemins se croisent et se séparent, se recroisent et se reséparent, puis un jour ils convergent sur celui de la transcendance. L’entente, la fraternité, l’amitié, l’amour sont des objectifs, non pas le bout du chemin mais le début d'un nouveau, ils sont des aiguillons pour aller plus loin, plus haut. Personne n’a trouvé de meilleur projet pour les sociétés humaines !

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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 11 2007 15:27

Compte Rendu de visite chez un éditeur

J'ai envoyé la présentation de PERSO, LIBRE et HEUREUX (voir article "recherche d'un éditeur") à un seul éditeur pour l'instant. C'est un coup de sonde, pour voir comment ce document de présentation sera accueilli.

Suite à cet envoi, j'ai pris rapidement contact avec eux et j'ai obtenu un rendez vous. Cet éditeur m'avait été recommandé comme étant une maison petite mais dynamique. La personne qui m'a reçu avait lu avec attention mon papier. Elle m'a posé des questions sur mon parcours, sur ce qui m'a amené à faire ce travail d'écriture, ce que j'en attendais. 

Nous avons parlé du contenu. J'ai indiqué que je serai ouvert à leurs remarques afin de progresser. Je trouve très enrichissant cet échange avec un professionnel qui met à jour des défauts que l'auteur ne peut pas voir. Nous avons parlé du style employé: simple, accessible, cherchant à "désennuyer" la lecture de contenus pas toujours évidents. Je crois que l'entretien s'est bien passé. La question un peu gênante est celle de faire entrer cet ouvrage dans l'une de leurs collections: ce n'est pas si facile car mon sujet croise plusieurs domaines et peut être vu sous divers angles.  

Nous avons convenu que je devais leur envoyer mon manuscrit dès qu'il sera fini. Et là, surprise ! J'ai avoué qu'il est presque terminé et j'ai parlé de ce blog sur lequel on peut en lire des passages. L'existence de ce blog a bien plu car il peut aider à faire connaître le livre.

Je viens d'envoyer mon manuscrit et j'attends avec impatience un premier retour.

 

J'avais oublié de vous donner le sommaire du livre: 

SOMMAIRE.

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE : perso et libre, mais fragile

CHAPITRE 1 : stop à la confusion individualiste – égoïste

CHAPITRE 2 : nous sommes des hyper-sensibles.

CHAPITRE 3 : individualistes en famille et en entreprise.

CHAPITRE 4 : vivre entre individualistes.

CHAPITRE 5 : lettres à …...

CHAPITRE 6 : remèdes aux excès.

CHAPITRE 7 : le rôle de l’Etat

CHAPITRE 8 : quel individualiste êtes-vous ? 

DEUXIEME PARTIE : stimuler l’écoute et la création.

CHAPITRE 9 : stimuler l’écoute.

CHAPITRE 10 : histoire d’Éric (1)

CHAPITRE 11 : l’écoute, une histoire d’humains.

CHAPITRE 12 : histoire d’Éric (2)

CHAPITRE 13 : l’écoute en entreprise.

CHAPITRE 14 : histoire d’Éric (3)

CHAPITRE 15 : quelques situations particulières.

CHAPITRE 16 : histoire d’Éric (4)

CHAPITRE 17 : testez la qualité de votre écoute.

CHAPITRE 18 : histoire d’Éric (5)

CHAPITRE 19 : de l’écoute à la création.

CHAPITRE 20 : histoire de Didier (1)

CHAPITRE 21 : plus à gagner qu’à perdre.

CHAPITRE 22 : histoire de Didier (2)

CHAPITRE 23 : le projet personnel de création.

CHAPITRE 24 : histoire de Didier (3)

CHAPITRE 25 : mécanismes et qualités pour créer

CHAPITRE 26 : histoire de Didier (4)

CHAPITRE 27 : la création sous quatre projecteurs.

CHAPITRE 28 : histoire de Didier (5)

CHAPITRE 29 : à vous de jouer

TROISIEME PARTIE : perso, libre et heureux.

CHAPITRE 30 : question d’identité.

CHAPITRE 31 : quelques témoignages.

CHAPITRE 32 : l’heure de la reconstruction.

CHAPITRE 33 : discussion terminologique

CHAPITRE 34 : l’heure de la reconstruction (suite et fin)

CONCLUSION.

BIBLIOGRAPHIE.

 

 

 

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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 11 2007 15:34

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Je suis sûr que beaucoup d’entre vous me trouvent un peu théorique et se disent : Que se passe-t-il si je suis le seul individu à faire une telle évolution ? Que se passe-t-il pour moi si je suis le seul individualiste à me débarrasser de mes excès ? Si les connaisseurs me tournent le dos, si personne ne parvient à m’expliquer la complexité du monde, si je me sens exclus des débats, si je n’ai personne à écouter et pour m’écouter, si personne ne s’intéresse à mes créations, si les autres m’agressent, refusent le dialogue, tout l’édifice s’écroule et me voila de retour dans ma bulle individualiste avec tous mes excès.

 
Dans « Apprendre à expliquer. L’art de vulgariser », j’ai donné plusieurs manières, d’un côté de convaincre les connaisseurs de partager plus volontiers leurs connaissances, et de l’autre d’inciter les ignorants à chercher à comprendre. Plus haut, nous avons évoqué quelques moyens de motiver les individualistes à écouter, dialoguer et créer.
 
Il nous reste donc à aborder la question du mouvement collectif, c’est-à-dire de la transformation de la société tout entière et non pas d’un de ses éléments isolés. Pour cela, je dois repartir de quelques découvertes sociologiques. La société n’est pas une sorte d’entité abstraite qui se situerait au dessus de nos têtes, elle est la réunion de nous tous. Le conflit collectif/individuel est en train de se résoudre: les propriétés de la société sont à la fois conditions et résultats des activités des individus qui la compose.
 
Il faut donc que chacun d’entre nous ose se mettre en mouvement sans attendre que son voisin fasse le premier pas. Il faut arrêter d'avoir peur et d'imaginer que nous sommes seuls à bouger. Il faut arrêter de baisser les bras et de voir la société comme un monstre inhumain.
 
Il faut donc aussi y croire ! Il faut décider que nous pouvons améliorer notre bien-être aujourd’hui et pour le reste de notre vie. Il faut penser que ce mouvement sera imité par d’autres très nombreux qui ont la même envie de vivre libres et heureux. Il faut croire, pour toutes les générations qui arrivent, que le bonheur est contagieux et que les progrès sont lents mais bien réels.

 

 

 

 

 

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Samedi 27 octobre 2007 6 27 10 2007 18:37

Recherche d'un éditeur

 

Comme je vous le disais dans mon message de début septembre, mon éditeur, Eyrolles pour ne pas le nommer, me laisse tomber. Nous avions pourtant fait ensemble du bon travail pour sortir mes deux précédents livres. Alors je repars à la recherche d'un éditeur et j'espère sortir PERSO, LIBRE et HEUREUX en 2008. La route est encore longue.

Il est préférable d'envoyer aux éditeurs un document présentant un livre plutôt qu'un manuscrit complet: ils n'ont pas assez de temps pour lire tout ce qu'ils reçoivent et si l'écriture n'est pas terminée, ils peuvent influer sur son déroulement pour faire entrer le livre proposé dans une de leurs collections. 

J'ai donc écrit quelques pages que je vous propose de découvrir ci-dessous. Dites-moi ce que vous en pensez ! Toutes les remarques sont intéressantes. Et on ne sait jamais, peut-être qu'un visiteur de ce blog est un éditeur ou a des relations dans ce milieu et qu'il pourra m'aider. MERCI.

 

1 - Le livre (190 pages environ, 385 048 caractères, 63 288 mots)
 
 PERSO, LIBRE ET HEUREUX
 
Stimuler l’écoute et la création pour mieux vivre ensemble
 
Ce titre fait allusion au livre de Christophe André, « Imparfaits, libres et heureux », paru chez Odile Jacob en 2006 et qui a connu un certain succès.
 
2 - le thème
 
Nous sommes tous individualistes, plus ou moins et chacun à notre manière. Ce livre essaie de clarifier cette notion d’individualisme qui est extrêmement présente dans les débats mais qui reste floue et souvent confondue avec l’égoïsme.
Il aide le lecteur à comprendre quel individualiste il est, puis il lui pose les questions qui viennent immédiatement à l’esprit: l’individualisme est-il un défaut ? Est-il la cause de notre difficulté à vivre ensemble ? Nous condamne-t-il à un avenir noir ? Toujours plus perso, toujours plus libre et de plus en plus malheureux ?
Au lieu de s’arrêter aux lamentations, ou d’aller dans des détails sociologiques qui n’intéressent que les spécialistes, la suite du livre propose des remèdes aux excès de l’individualisme. Oui, il est possible d’être perso, libre et heureux ! Encore faut-il se tourner vers deux activités qui transforment l’individualiste : l’écoute et la création. L’une et l’autre se font la courte échelle pour l’aider à se connaître lui-même, à répondre à ses questions identitaires, à améliorer son estime de soi, à obtenir de la reconnaissance sociale, et à mieux vivre avec les autres.
 
3 – A qui s’adresse le livre ?
 
Ce livre est grand public, il s’adresse à toutes les personnes qui s’intéressent aux questions de société et/ou qui éprouvent des difficultés à vivre en bonnes relations avec les autres et en harmonie avec elles-mêmes. Il rend compte des études et découvertes récentes de la sociologie dans un style facile à lire. Il propose des questionnaires permettant au lecteur de se tester. Il est agrémenté d’anecdotes vécues par deux personnages fictifs qui mettent en scène les questions abordées par les chapitres théoriques.
 
4 – Le plan du livre
 
Il est composé de trois parties.
Une première partie appelée « Perso, libre, mais fragile » qui décrit l’individualiste d’aujourd’hui à travers 6 facettes (perso, libre, sensible, extro-déterminé, participatif et multi-facettes). Chacune d’elles a ses excès, et ce sont ces excès qui fragilisent l’individu plutôt que sa nature individualiste.
La deuxième partie « Stimuler l’écoute et la création » montre la réalité de ces deux activités : l’une est pratiquée par tous, mais rarement avec qualité ; l’autre est considérée comme réservée à une élite, alors que tout le monde a des capacités à découvrir. Ces activités sont décrites sous un angle pratique, incitant l’individualiste à s’y adonner à son rythme.
Enfin la troisième partie « Perso, libre et heureux » propose un cheminement. Cette dernière partie débute par la question des recherches d’identité. Certes, il est important de répondre à ses questions identitaires, mais il faut apprendre aussi à s’oublier pour se tourner vers les autres et vers le monde en général, pour s’enrichir de nouvelles rencontres, pour se développer et pour se mettre sur la route d’un bonheur durable.
En conclusion, un élargissement est proposé qui prolonge le cheminement de la troisième partie. Et si l’écoute et la création conduisaient à une certaine forme de transcendance ? Le beau, le bon et le bien sont peut être au bout du chemin. 

 

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Samedi 20 octobre 2007 6 20 10 2007 15:42

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Je me demande si cette démarche que nous avons découverte dans les trois derniers articles, ne peut pas aller plus loin encore, vers le développement d'une forme de sagesse individuelle.
 
Les deux moyens que j'ai prônés, l'écoute et la création, se combinent pour tirer l'individualiste vers le haut. Pas seulement vers plus de liberté et plus de bonheur pour lui-même, mais vers un niveau transcendant les contingences pour devenir un individualiste qui a conscience du monde et de son humanité, pour être un individualiste qui se remplit de bienveillance et d'empathie, pour tendre vers le beau, la finesse, l'élégance. La création et l'écoute permettent d'utiliser cette liberté récemment acquise pour aspirer simultanément à la grandeur de l'âme et des oeuvres accomplies. Elles sont les noeuds de la corde de la vie: il est très difficile de monter à une corde lisse, mais avec quelques noeuds et un peu d'entraînement, on peut atteindre des sommets. Voilà pourquoi j'ajoute à mon schéma un quatrième étage :

Ce quatrième étage de la fusée nous amène aux trois éléments clés: le beau, le bon, le bien. ils sont reliés les uns aux autres, ils se renforcent les uns les autres. Le beau est l'objectif du créateur, le bon s'impose à ceux qui savent s'écouter et le bien résulte du développement des connaissances de chaque individu. Ces trois éléments apporte une sagesse qui facilite l'entente entre les individus et améliore le vivre ensemble.
 
Si ces trois éléments nourrissent les idéaux des hommes, c'est qu'ils répondent aux besoins de sens qu'ils éprouvent depuis toujours. Pour les individualistes plus que jamais en quête d'identité et en manque de repères, ces trois éléments sont à redécouvrir car ils donnent sens aussi bien aux actes de tous les jours, aux créations, aux relations interpersonnelles qu'à la vie sur terre en général.

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Samedi 13 octobre 2007 6 13 10 2007 19:13

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Nous sommes passés de nos questions identitaires à celle de nos comportements avec les autres, puis en utilisant la création comme cheville ouvrière du processus, nous sommes passés de nos compétences émotionnelle, relationnelle, sociale à notre intelligence, à notre culture et à la circulation des connaissances au sein de la société. Nous voila revenus à aborder les questions de développement du sens critique ("Ne vous laissez plus influencer!") de transmission des connaissance ("Apprendre à expliquer").

La boucle est bouclé !

 

Le parcours que je viens de décrire qui part de l’individu et de sa recherche d’identité pour aller vers la connaissance et la critique, n’est pas l'unique chemin possible. Mon "trajet" personnel a été exactement inverse. J’ai eu une formation scientifique qui m’a fait mettre entre parenthèses mes compétences  relationnelles et une bonne part de ma sensibilité pendant une dizaine d’année. J’ai appris de multiples choses, en particulier la démarche scientifique qui a fait et qui continue à faire mon admiration. Je ne regrette rien de cette période de ma vie. Puis, doucement, sans bien m’en rendre compte, sans raison bien identifiée, j’ai commencé à me tourner vers la philosophie et la psychologie et un peu plus tard vers la sociologie. Ces disciplines m’ont ouvert des horizons nouveaux. J’ai progressivement compris le sens des mots émotion, sensation, relation, art, identité… et j’ai compris que la connaissance scientifique ne suffit pas. Un peu plus tard, j’ai pensé que même en faisant la synthèse de toutes les connaissances de toutes les catégories possibles, on ne parvient pas à saisir la richesse de la nature humaine. Alors que j’avançais dans cette démarche, j’ai ressenti une transformation en moi-même ; j’ai compris un peu mieux qui j’étais, ce que je faisais et ce à quoi j’aspirais. Les lignes que vous lisez en ce moment sont un témoignage de cette évolution. Elles ont éclairé une partie de ma vie qui restait dans l’ombre. Et aujourd’hui encore, elles m’aident à faire l’unité en moi et à développer ma spiritualité.
 
Je ne dis pas cela pour vous convaincre que le parcours de l’extérieur vers l’intérieur est préférable à celui qui part de l’intérieur. Je pense même que la deuxième démarche correspond mieux aux individualises de ce début de siècle. Ils ont certainement un grand besoin de se plonger en eux-mêmes avant de se mettre en mouvement. Ce qui compte, c’est de ne pas rester en soi à tourner en rond. Se mettre en mouvement pour aller vers l’extérieur, puis revenir à l’intérieur, et ainsi, autant de fois que nous en avons envie/besoin. Chercher, agir, expérimenter, créer et progresser nous-mêmes, avec le petit mais réel espoir de faire progresser aussi la société dans laquelle nous vivons.

 

 

 

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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 09 2007 19:55

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Ce moteur qui peut se mettre à tourner entre les trois éléments « écouter », « créer » et « vivre ensemble », constitue une spirale vertueuse qui aide à sortir de soi-même. Mais cette spirale peut devenir cercle et risque aussi de faire du sur-place. Les relations avec les autres, les activités de création et les recherches identitaires finissent par se stériliser, par ennuyer et tourner en rond,  à l’intérieur d’une communauté étroite, si elles ne sont pas renouvelées. Il faut donc se développer, apprendre toujours plus pour éviter de tomber dans ce deuxième piège, celui du cercle vicieux, presqu’aussi effrayant que le trou noir du centre de notre triangle ("qui suis-je"). Ce cercle vicieux donne l'impression de remplir la vie avec des échanges nombreux, avec un papillonnage qui occupe tous les instants, avec des réponses superficielles, et puis un jour, on tombe de très haut en s'apercevant qu'en fait les relations commencent à lasser, la répétition s'installe, les recherches n'ont pas abouti et la vie sonne creux.

La création qui nous a aidés à sortir de nous-mêmes, devrait aussi nous aider à sortir de ce cercle. Elle réclame constamment de nouvelles ressources, des informations à exploiter, des idées à contredire, des connaissances nouvelles, des rencontres imprévisibles pour nourrir l’œuvre et pour faire preuve d’originalité. Cela pousse l’individu à se secouer, à se développer sans entrer dans la routine intellectuelle ou relationnelle. Cela l’incite à comprendre le monde, à reprendre la maîtrise de son environnement sans laisser son individualité être broyée par le « système ».

Plus de connaissances apporte une ouverture de l’esprit et un meilleur discernement pour rester soi-même, individu singulier et capable d’une vraie liberté au sein la société de l’information et de la communication.

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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 09 2007 19:31

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

 

S'oublier est une condition à la vie bonne, car nous avons besoin des autres pour être heureux!
S'oublier pour les individualistes que nous sommes!
un challenge ? une utopie? une impasse?
 
Ce n'est pas une impasse. Ce sont les égoïstes et les narcissiques qui sont dans l'impasse en restant au fond de leur trou.
Ce n'est pas une utopie, car bien des gens y sont parvenus. Les écrivains démarrent souvent leur oeuvre pour eux seuls, leur plaisir ou leur recherche personnelle; puis ils se prennent à s'intéresser à la nature humaine et écrivent pour les autres et leur bonheur.
 
J'ai confiance dans la vertu de la création. Elle peut nous aider à sortir de notre trou. Contrairement à l'idée reçue, elle n'est pas "enfermante", elle déclenche le besoin d'écoute du monde et des autres, puis elle améliore les relations entre les individus. 
 
La création a toujours comme cause et comme conséquence de réduire des écarts, d'abord entre ce que le créateur fait à un moment donné et un idéal confus qu'il s'est fixé pour plus tard, ensuite entre symbolique et réel, mais aussi entre divin et humain, entre matériel et spirituel et entre les hommes eux-mêmes. La création et l'écoute créent du lien social. Voila pourquoi j'ai relié « écouter » et « créer » à « vivre ensemble » dans le triangle de l'article premier du sixième livre.
 
Que ceux qui pensent que je me répète, se rassurent. Je n'ai pas perdu le fil. Nous avons jusque là déroulé une pelotte sens critique -> transmission -> écoute -> création -> vivre ensemble -> bonheur et identité -> s'oublier  ; nous allons rembonbiner le fil et boucler la boucle dans les deux prochains articles.
 
 

 

Par dufay - Publié dans : bdufay
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