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Samedi 23 juin 2007 6 23 06 2007 18:21

La première version du livre dont vous avez découvert des extraits sur ce blog.


PERSO, LIBRE et HEUREUX

a été relue par quelques bons amis aimables et compétents: bons pour qu'ils acceptent de me donner de leur temps, aimables pour qu'ils sachent trouver les mots non blessants pour faire leurs remarques, compétents pour que leurs retours soient instructifs et me permettent de progresser.

 

Leurs commentaires sont très intéressants. Je ne peux pas en faire la liste ici. Leur lecture et les conversations que j'ai eues avec ces amis me font penser que le titre exact devrait être :

PERSO, LIBRE mais HEUREUX ?

 

Nous sommes tous des individualistes, nous prenons bien soin de nous, nous nous faisons plaisir; nous sommes libres, nous sommes autonomes, nous avons le choix de nos activités, de nos relations et même de notre identité, MAIS sommes-nous HEUREUX ?

A trop nous regarder le nombril, nous ne pouvons pas nous oublier et être suffisamment tournés sur les autres (article sixième livre - deuxième partie) ; OR nous avons besoin de bonnes relations avec les autres pour trouver le bonheur (cinquième livre - deuxième partie). DONC : plus nous sommes perso et libres, moins nous avons de chances d'être heureux.

 

Mauvaise nouvelle, pas pour mon livre qui va s'éclaircir en posant cette problématique, mais pour nous tous !

Il est effrayant de réaliser que la démographie galopante sur la planête et les progrès accomplis apportent ensemble liberté, individualisme et malheur !

Merci à mes relecteurs (Bérengère, Marie-Alix, Christophe, Hubert, Guillaume et Yves) de m'avoir tant apporté.

 

Par dufay - Publié dans : bdufay
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 06 2007 19:31

poursuivons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

 

Le paradoxe avec les questions liées à notre identité, comme avec celles relatives au bonheur, est que pour y répondre il faut s’oublier. Il faut puiser à des sources externes autant qu’à l’intérieur de nous, mais certainement pas tourner en rond en nous-mêmes en nous regardant le nombril. Nous n’avons aucune chance de répondre à la question centrale de notre schéma « qui suis-je ? » (voir article sixième livre, première partie), de donner un sens à notre vie, à ce que nous faisons tous les jours, si nous restons enfermer dans notre recherche d’identité.
 
 
Le centre de ce schéma peut être comparé à un trou noir. Si nous nous laissons glisser en son sein, nous sommes attirés de plus en plus fortement jusqu’à perdre toute chance d’en sortir un jour. Si nous concentrons notre énergie à notre quête identitaire, si nous nous écoutons à l’excès, nous rétrécissons nos horizons. Nos petits malheurs relationnels, psychologiques ou physiques deviennent les choses les plus importantes au monde. Nous sommes maintenus au fond du trou par les forces égoïstes et égocentriques, agréables à ressentir dans un premier temps, détestables à moyen-long terme. Les activités de création et d’écoute nous aident à sortir de nous-mêmes autant qu’à nous découvrir. Soyons modestes et ambitieux à la fois, mais surtout ne mettons pas la barre trop haute !On risquerait de manquer la marche.L’écoute n’a pas besoin d’être du niveau de celle des professionnels de la psychothérapie pour être active et bienveillante. Elle doit seulement être dirigée vers les autres. La création intermédiaire se situe entre création éminente et création quotidienne. Elle ne conduit pas à la mégalomanie des génies et ne recherche pas les succès étincelants. Elle est privée et humble, elle n’est ni narcissique ni égoïste.
 
 

 

Par dufay - Publié dans : bdufay
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 05 2007 18:46

la campagne est terminée: les intellos ont été absents


INTELLOS, LIBRES et MUETS

 

La campagne est terminée, bonne ou mauvaise ? Vous connaissez mon avis, mais une chose est certaine : les intellectuels se sont faits discrets !

Ils poursuivent leurs travaux entre spécialistes, mais ils sont de moins en moins présents dans les débats publics. On les sent en retrait, à part quelques personalités médiatiques comme Orsenna, Ferry, Onfray, Comte Sponville et ceux qui mènent une double vie d'intellos et de journalistes (Guillebaud, Bruckner, Kahn, Glucksman). Que leur arrive-t-il donc ?

 

  1. Je crois qu'ils n'ont plus grand chose à dire: leur inspiration est épuisée. Leur activité publique était de s'opposer aux institutions et à la droite, ils dénonçaient les manques de liberté de toutes sortes. Mais maintenant, il n'y a plus grand chose à gagner ou même à défendre !
  2. Leur travail de déconstruction est terminé et je pense qu'ils n'ont rien à proposer. Que mettre à la place des institutions, des valeurs et de Dieu qu'ils ont détruits ? Que faire de cette liberté acquise ? Que faire de cette espace disponible ? Ils ne savent pas !
  3. Je crois aussi qu'ils n'ont pas vu venir la demande des individus de comprendre et de participer. Ils sont déroutés par ces gens simples qui veulent donner leur avis. Ils ne savent pas ou ne veulent pas leur parler.
  4. Je les sens incapables de s'adresser à Monsieur Tout-le-Monde. Leur langage incompréhensible est devenu un rempart pour leur pouvoir, ils n'ont pas envie de le fissurer et ils ne savent pas vulgariser leur pensée !
  5. Ils en perdent leur crédibilité et leur aura. Ils sont suspects de conduire des recherches sans intérêt ou dangereuses. En même temps qu'ils détruisaient les autorités de toutes natures, ils ont détruit la leur !

J'appelle de mes voeux la naissance d'intellos constructeurs. Ils doivent, non seulement étudier et participer à la complexité, avec la liberté d'esprit et les moyens nécessaires, en somme faire leur boulot d'intellos, mais ils doivent aussi acquérir de la flexibilité, pour aller et venir d'une discipline à l'autre, pour passer de l'abstrait au concret, des propos savants aux vulgarisés. Cette agilité à acquérir permet de relier entre eux des éléments disparats et d'apporter des idées nouvelles aux questions de société. Ils pourront ainsi participer à nouveau à la vie des citoyens. Sans défendre une cause ou une autre, ils doivent rendre compte de la complexité et aider les individus qui le demandent à mieux comprendre le monde. Ils doivent éclaircir les débats de société, les élever, aider au raisonnement rigoureux, relever et dénoncer les dérives manipulatoires et les contre-vérités. Ils doivent devenir des constructeurs indirects; car ce n'est pas d'eux seuls que la reconstructrion viendra, mais d'un mouvement venant des individus qui fera émerger les projets et idéaux que nous attendons tous. Leur rôle est de susciter les initiatives en expliquant, de formuler ce qui se pense confusément, de devenir des facilitateurs de pensée individuelle, ce que Socrate nous a montré il y a plus de 2000 ans !

 

Le chemin sera long, mais je ne veux pas que R. Debray, parlant d'IF suite et fin, ait raison!  (IF = Intellectuels Français) En passant du "parler contre" au "parler pour", je suis ceratin que les intellectuels peuvent trouver une nouvelle place au milieu de leurs concitoyens et en même temps trouver une nouvelle motivation dans le développement de leurs travaux.

 

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Mardi 1 mai 2007 2 01 05 2007 19:31

entamons notre sixième livre

son sujet est la vie bonne

Vous souvenez-vous du triangle qui me sert de fil conducteur ? Il est peut être bon de le compléter avec en son centre la question centrale à laquelle le "vivre ensemble" nous a menés: qui suis-je ?

 

Comment se singulariser tout en restant sociable, en bonne entente avec les autres ? Cette question est centrale parce qu'elle intéresse tout individu en recherche d'identité et en même temps elle conditionne la qualité de la vie en société. La réponse à cette question conditionne la vie bonne individuelle et colective. Nous avons tellement besoin des autres et de bonnes relations avec eux pour trouver le bonheur !

Celui qui ne se fait pas remarquer disparaît. Comment vais-je parvenir à me singulariser ? Pourquoi choisir de se faire connaître par la violence, par des comportements étranges, déviants, qui dérangent ou à l'opposé, par des  valeurs humaines remarquables ? Y-a-t-il un réel choix ? Cela dépend de l'image que l'individu a de lui-même et des autres autant que de celle que les autres lui renvoie de lui-même.

 

Et au fait ; peut-on se singulariser en ne se singularisant pas, juste en étant à l'écoute des autres ? N'est-ce pas le nec plus ultra que des personnages de grande qualité ont expérimenté ? Ne poussons pas le bouchon trop loin, restons modestes.

Nous allons tout de même essayer dans la suite de trouver quelques clés qui ouvrent une ou deux portes du bonheur. Nous sommes individualistes au milieu d'individualistes, nous sommes des êtres sociaux au milieu de structures sociales. Et je suis un incorrigible optimiste !

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Samedi 21 avril 2007 6 21 04 2007 15:24

Les débats présidentiels sont-ils mauvais ?

 

On entend que la campagne présidentielle a été de mauvaise qualité, que les "gens" ne s'y retrouvent pas, qu'ils n'obtiennent pas des réponses précises à leurs problèmes. Les journalistes et les observateurs qui disent cela sont vraiment gonflés dans la mesure où ce sont eux qui posent de mauvaises questions aux candidats et qui organisent des émissions mal fichues à la télévision.

 

Je crois que le problème est ailleurs: les individus ont un immense besoin d'être écoutés, de s'exprimer et de rencontrer des hommes politiques qui répondent à leurs questions. C'est ainsi et il faut en tenir compte mais il ne faut leur laisser croire que la politique n'est que cela ! Une campagne n'est pas une vaste opération d'écoute, un programme n'est pas une liste de solutions individuelles miracle, un futur Président de la République n'est pas un Mr je-sais-tout, magicien, muni de 60 millions d'oreilles !

 

Prenons un peu de hauteur: je demande aux journalistes d'organiser les échanges avec les candidats d'une manière qui graduellement élèvent les débats. Après avoir écouté les individus, il faut leur montrer en quoi un programme est un projet plus vaste qui englobe les solutions individuelles. Il faut donner le temps pour expliquer le programme, puis il faut demander au candidat d'expliquer sa vision de la société pour demain et après demain. Ensuite, on peut chercher à cerner la personnalité du candidat. A travers sa vision on se rend compte de ses valeurs. A chaque étape il faut redonner aux déclarations un côté pédagogique: le monde est complexe, il faut expliquer plus et mieux (cf apprendre à expliquer, un défi pour la démocratie).

 

 On verrait alors beaucoup mieux les différences entre les candidats; on aurait moins d'indécis pour cause d'incompréhension des débats sur le vote utile, de personnes qui s'avouent perdues au milieu de tous ces messages "marketing", ou agacées de ces interviews sur les sondages. Chacun doit se faire une idée personnelle sur la base d'une comprhénesion approfondie des propositions, des programmes, des visoins, des personnalités / valeurs de chaque candidat. Non pas seulement sur la base d'un mot capté ici ou là ou d'une solution soi disant miraculeuse.

 

Bon vote à tous !

 

 

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Vendredi 6 avril 2007 5 06 04 2007 20:00

 

Je suis allé voir le film "écrire pour exister". Il n'a pas eu un grand succès ; je trouve que les critiques ont été un peu sévères. Certes il fait usage d'effets mélo un peu "classiques" mais son sujet est passionnant, son interprétation tout à fait bonne. C'est émouvant et plein d'enseignements. Je vous le recommande.

 

Le résumé,

Erin Gruwell, enseignante novice de 23 ans, a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves vivent en clans ethniques qui s'affrontent violemment au moindre prétexte. Un incident donne à Erin l'occasion d'ouvrir le dialogue avec les jeunes. Elle parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. Pas à pas, à travers l'usage de la parole puis de l'écriture, elle accompagne ses élèves dans une lente reconquête de leur amour propre: ils sont amenés à raconter leur vie par écrit et à s'intéresser  aux victimes de l'holaucauste. Ils commencent à cerner leur identité, à s'interroger sur des sujets profonds, à parler aux autres avec empathie... Ils se détournent progressivement de la violence, apprennent à se maîtriser et ont envie de se développer pour faire quelque chose de leur vie.

Ce film est tiré d'un roman de d’Erin Gruwell « The Freedom Writers Diary », inspiré par une histoire vraie.

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Samedi 24 mars 2007 6 24 03 2007 18:46

J'ai terminé une première version du livre dont vous avez découvert des extraits sur ce blog.


PERSO, LIBRE et HEUREUX

 

J'ai envoyé cette première version à 8 relecteurs. J'attends avec impatience leur retour. Cela fait partie de ma méthode de création.  Je leur demande:

-de chercher les passages peu clairs: le texte doit être accessible au grand public.

-de donner leur avis sur le fond, -d'accord, pas d'accord-, niveau d'intérêt, les idées oubliées.

-de relever toutes les imperfections de formes.

 

Je ferai ensuite une deuxième version en prenant en compte les remarques, pas forcément toutes, je ferai une sélection. Mais je reste ouvert à toutes les éventualités: c'est tellement mauvais qu'il faut tout mettre à la poubelle, c'est à revoir de fond en comble, il n'y a que des retouches à faire, il faut foncer proposer le projet à un éditeur. Nous verrons !

 

Je suis à la fois content d'être arrivé à boucler cette version et un peu inquiet des premières réactions. J'ai des doutes sur la qualité et la pertinence de ce que j'ai fait. Mais je n'ai pas l'intention de m'angoisser à ce sujet, ni de me mettre la pression sur les délais. Il me faudra peut être encore un ou deux ans pour arriver à mes fins. Si j'y parviens !

L'activité de création intermédiaire est une activité excitante et exigeante, passionnante et difficile, déprimante et euphorisante, riche en découverte de soi, en apprentissage de nouvelles connaissances et en compréhension des autres et du monde. Elle doit rester un hobby !

Par dufay - Publié dans : bdufay
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 03 2007 19:58
 

poursuivons notre cinquième livre

son sujet est le vivre ensemble

 
Plus la mondialisation, l’urbanisation, la standardisation nous affectent, plus nous avons besoin de nous individualiser et plus notre identité nous pose question
 
 
Notre identité se construit en relation forte avec les autres, pas seulement par un travail d'introspection. La difficulté à vivre ensemble provient de et engendre des sentiments de mépris, de non respect, de non reconnaissance qui stigmatisent les minorités et conduisent l'individu à se sentir en danger de non existence. La réaction consiste à s’affirmer par tous les moyens, parfois violents, qui témoignent toujours d’une pénible recherche d’identité. On pourrait penser que bien des gens cherchent à s’individualiser avant de s’être socialisés, mettant la charrue avant les bœufs !
Définir notre identité exige de prendre de la distance par rapport à ce que nous vivons et demande de sortir de soi pour s'observer. Cela revient à découvrir qui nous sommes : des êtres composites, faits :
-         d'une histoire personnelle, d'expériences qui forgent nos opinions et nos comportements
-         d'une filiation, d’un génome et de caractères physiques et psychologiques
-         d'une culture, d'une religion, apportées par l’environnement qui nous donnent des habitudes et des croyances,
-         de multiples liens que nous entretenons avec diverses groupes et associations qui nous influencent jour après jour.
 
Définir note identité, c'est trouver une cohérence et une unité à tous ces éléments.
Peut-on définir son identité ? J'espère que oui, car tout étant changeant, il faut s'adpater et ne pas figer notre identité.
 
Cela vous paraît un peu théorique ? Alors pour apporter du concret, je reviens au Projet Personnel de Création. La création d’une œuvre n’est-elle pas le plus sûr moyen de rendre visible notre identité ? N’est-elle pas le plus simple outil pour se raconter à soi, et en même temps, pour échanger avec les autres ? Avoir un Projet Personnel de Création n’est-il pas valorisant à nos yeux et aux yeux des autres ? Avoir un projet réconcilie avec l’existence et aide à se forger une identité, car celle-ci a besoin de s’enraciner à travers l’œuvre produite et en interaction avec l’environnement. En même temps, le processus de création revitalise le sentiment d’appartenance au mouvement de la société.
 
Créer, écouter, participer à la création du monde sont les seuls moyens de trouver notre place en son sein, un sens à nos activités, et  une réponse à nos questions identitaires.
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Dimanche 18 février 2007 7 18 02 2007 19:58
 

poursuivons notre cinquième livre

son sujet est le vivre ensemble

vivre ensemble n'est pas facile à l'heure de la quète d'identité.
 
Toutes les difficultés que rencontrent les individualistes semblent se concentrer au fond d’eux pour engendrer ce qu’il est convenu d’appeler une crise d’identité. Ils cherchent à comprendre qui ils sont, ce qui les caractérise et les singularise. Ils veulent connaître leur valeur. Ils veulent comprendre leur place et leur rôle au milieu des autres. Cette recherche concerne tout le monde, jeunes et vieux, favorisés et défavorisés, individus et collectifs. Certains en font une obsession qui occupe toute leur énergie alors que d’autres y pensent de temps à autres. Des communautés, des associations, se forment tous les jours pour donner de la force à ces recherches et pour revendiquer à plusieurs la reconnaissance ou un droit à l’existence qu’il est difficile d’obtenir isolément. 
 
Cette démarche de recherche d'identité n'est pas nouvelle mais elle est aujourd'hui l'objet d’un questionnement beaucoup plus fort qu'hier. Nous sommes dans l’ère de la déconstruction. Tout est l’objet de questionnement, pour ne pas dire de remise en question systématique. Pour les individualistes que nous sommes, il s’agit de répondre seuls à des questions existentielles et pour lesquelles toutes les réponses sont a priori possibles. Les cadres issus de la tradition ou des classes sociales du vingtième siècle ne sont plus opérants ; ils ne viennent plus au secours de l'individu en apportant des réponses toutes faites ; ils ont été battus en brèche à moins que ce ne soit l’individualiste qui veuille se construire sa propre identité, à sa façon et selon son désir.  Le résultat est le même : la question n’est plus seulement « quelle est mon identité ? », mais « laquelle choisir parmi une offre si foisonnante ? ».
 

Répondre à ces questions n’est pas simple, ne l’a jamais été et le sera de moins en moins parce que nous avons un besoin de plus en plus grand de nous individualiser.

Résultat: nous voyons les autres comme des empêcheurs de nous singulariser tranquillement !

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Samedi 27 janvier 2007 6 27 01 2007 15:16

Humeur au sujet de l'Abbé Pierre

 

Cet article n'est pas tout à fait dans la lignée des précédents, mais n'en est pas déconnecté.  J'ai entendu pas mal de commentaires sur l'Abbé Pierre, en particulier à la radio. Je suis ulcéré par ces journalistes et ces hommes politiques qui ont tout fait pour montrer l'Abbé Pierre :

- comme un révolutionnaire, comme un instrument ou un artisant de la lutte des classes, comme un engagé politique ou comme un simple acteur social,

- comme un révolté contre la société et contre les institutions de la République, comme un marginal de la Religion Catholique, en opposition avec ses fondements. 

 

Cette manière de voir est fausse, elle trahit sa démarche, elle fait injure à sa foi.

Il suffit de voir le film Hiver 54, si magnifiquement interprété, pour se rendre compte qu'il n'a jamais dressé les gens les uns contre les autres, il n'a jamais cherché à accuser les riches des malheurs des pauvres, ni à culpabiliser les nantis. Il a gueulé, sans jamais agressé. Il a agi sans provoquer la violence. Il a incité à l'action et a convaincu par une sincérité et une authenticité visibles.

Sa démarche repose sur un amour de tous les hommes sans exception; ses paroles touchent le coeur de tous; elles emploient les mots de fraternité et de charité plutôt que ceux de solidarité et de droit à quelque chose. Osons le dire :

L'Abbé Pierre est une manifestation de l'existence de Dieu - Amour.

 

Par dufay - Publié dans : bdufay
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