ce blog fait part de réflexions liées à mes lectures et d'observations sociologiques; il me permet de travailler le thème de l'individualisme contemporain face au développement des technologies (IA), aux enjeux écologiques et à ses questionnements existentiels/spirituels
conclusion - première partie
L'individualisme fait partie de notre vie.
1. dès l'enfance:
L’enfant est désormais élevé par des individualistes au sein de fratries moins nombreuses que par le passé. Chaque enfant a une valeur affective très forte auprès de ses parents. Il a été désiré ; il a été programmé et concentre dès sa naissance non seulement l’amour de ses parents, mais les multiples projets qu’ils font pour lui. L’enfant est un individu qui doit et veut prendre sa place. Il n’est plus le fils ou la fille de quelqu’un, encore moins l’élément d’une filiation. Il va rechercher son autonomie en se différenciant de ses parents et de ses frères et sœurs. Il souhaite profiter de ce qui lui est offert pour se réaliser personnellement selon ses propres aspirations sans trop se soucier des contraintes de la communauté. Malgré tout il veut rester en lien avec sa famille. Il lui donne une place dans sa vie, parmi d’autres choses, sans la privilégier et sans la sacrifier.
2. à l'adolescence:
3. à l'école:
3. en couple:
Dans le monde individualiste, les couples inaugurent de nouvelles manières de vivre. Chacun cherche son épanouissement personnel. Chacun souhaite garder quelques activités ou amis bien à lui, tant pis si cela ne plait pas à l'autre. Certains couples vivent même séparément: on s'aime, mais chacun chez soi! On est très éxigent pour que cet amour intense dure le plus longtemps possible. S'il faiblit pourquoi continuer? Vivre en couple par intérêt, par simple tendresse est peu envisageable. Il faut partager un amour fort, des idées, des projets importants, sinon ce n'est pas la peine!
4. en entreprise:
5. en tant que consommateur:
L'individualiste n'aime pas choisir, il veut le beurre et l'argent du beurre, et tout de suite. Il ne veut pas se singulariser comme celui qui est incapable d'acheter tel produit, il veut être à la mode, dans le coup, immédiatement. Mais les sollicitations commerciales et les tentations sont toujours plus grandes, il voudrait consommer toujours plus. Malheureusement son pouvoir d'achat ne suit pas l'augmentation de ses envies. Il comprend mal pourquoi tel nouvel objet lui serait inaccessible alors que d'autres peuvent l'acheter. D'où une frustration croissante, pénible à supporter tout au long de la vie, qui s'exprime par des relations agressives avec les autres, avec son conjoint, avec soi-même, parfois à l'origine de comportements déviants ou délinquants.
6. vis-à-vis de la religion:
L'individualistes souhaite faire son marché et prendre dans chaque religion ou philosophie ce qui l'arrange. Certains penseurs voient dans ce comportement et dans l'évolution individualiste la fin des religions; ils sont en majorité plutôt satisfaits de constater que l'homme se libère d'un carcan de plus. Je pense que l'individu prend souvent de la distance avec les contraintes rituelles, et qu'il personnalise sa relation avec sa religion, mais rien n'indique que sa foi est moins sincère qu'hier et on peut même penser qu'elle est de meilleure "qualité" que celle d'hier.
La religion chrétienne est considérée comme étant à l'origine de l'évolution individualiste. En effet elle est la première dans l'histoire de l'humanité à avoir donné à chaque personne une valeur unique, une dignité sans égale, car chacune est créature de Dieu et a la possibilité d'être sauvée individuellement. L'erreur possible aujourd'hui serait de croire que l'individualiste peut mener sa vie de chrétien tout seul. La foi chrétienne est personnelle, mais le salut est impossible à celui qui ne s'aide pas des autres. La croyance n'est pas une fuite dans un monde imaginaire, elle implique un engagement dans la vie de la société.
7. en société:
La beauté s'exprimait jusqu'à présent par l'exhibition d'une élégante tenue, de vêtements couteux, dont la qualité et l'esthétique rejaillissaient sur la personne qui les portait. Aujourd'hui il faut d'abord montrer sa confiance en soi. Il faut montrer que l'on sait ce que l'on veut, qui l'on est et que l'on est un individu singulier. On aime chez l'autre une personnalité intéressante plus que sa beauté. Les accessoires ne sont plus utilisés pour mettre en valeur mais pour montrer une individualité, censée prouver que l'on est bien dans sa peau.