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ce blog fait part de réflexions liées à mes lectures et d'observations sociologiques; il me permet de travailler le thème de l'individualisme contemporain face au développement des technologies (IA), aux enjeux écologiques et à ses questionnements existentiels/spirituels

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conclusion - deuxième partie

conclusion deuxième partie

L'individualisme est moins l'expression d'un égoïsme qu'une recherche d'individualié et un besoin de reconnaissance.

1. Recherche d'individualité
L'individualiste aujourd'hui veut savoir qui il est et d'où il vient; il veut sentir qu'il vit pleinement en individu libre. C’est une évolution de l’homme vivant dans les sociétés modernes. Dès que les traditions, la famille, la religion déterminent moins fortement l'individu, dès qu'il vit en milieu urbain, standardisé, industrialisé, alors son individualité lui pose problème. Les réponses ne tombent plus du ciel et il réagit au "système"; il ne veut pas se laisser transformer en pion sans âme. 

2. Recherche d'identité
La question de l'individualité croise celle de l'identité. Lorsque les distances se raccourcissent, lorsque les migrations s'accentuent et le virtuel envahit nos vies, on ne sait plus très bien où l'on habite et la question identitaire devient criante. Il faut savoir qui l'on est et d'où l'on vient pour se connaître soi-même et avoir une vraie place dans la société. Celui qui ne sait pas qui il est, qui ne se fait pas entendre, qui ne revendique pas des droits, passe pour un faible qui se fait rouler. Il devient un sous citoyen.

3. Besoin de reconnaissance
Le besoin de reconnaissance découle de la recherche d'identité tant il est difficile de se sentir individu singulier dans la société moderne. Ce besoin est aussi exacerbé par des comportements d'humiliation et de mépris qui se sont généralisés avec la baisse de la politesse, les brassages de population et les difficultés à vivre: on ne peut plus gagner sans triomphalisme; on n'accepte plus l'autorité sans discuter; on pense avoir tous les mêmes droits mais on oublie bien souvent les devoirs.
 
4. Cette évolution inéluctable des sociétés modernes vers l'individualisme - recherche d'individualité - provient en partie de facteurs démographiques contre lesquels on ne peut pas lutter. Je ne voudrais pas laisser croire que l’individualisme débridé est une tendance souhaitable et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes individualistes. D’abord, il y a les excès que nous avons soulignés et que la stimulation de l’écoute et de la création est en mesure de corriger. Ensuite, il y a actuellement dans l’air deux mauvaises interprétations de l’individualisme auxquelles il faut tordre le cou au plus vite. La première concerne les enfants que l’on considère comme des individus autonomes ; ce n’est pas le cas. Ils sont des enfants, donc des individus en devenir. Ils revendiquent leur autonomie de plus en plus jeune, mais cela n’est pas une raison pour la leur donner dès qu’ils en font la demande. Un enfant doit être éduqué et instruit. Il a besoin d’être guidé, de ressentir une autorité qui lui fixe des étapes, des limites, des objectifs. L’enfant ne peut pas être laissé libre du moment, de la méthode et du contenu de ses apprentissages. Il ne peut pas non plus être laissé libre de choisir ses comportements de vie en famille ou en collectivité. Il a besoin de se structurer selon les cadres de son environnement, il a besoin d’en connaître suffisamment pour devenir un adulte libre et créatif. Cette liberté donnée trop tôt pendant l’enfance est une erreur grave qui se retourne contre l’individu et qui va à l’encontre du développement de l’individualiste, libre et heureux. 
 
La deuxième interprétation erronée à combattre concerne l’individu adulte et procède de la même logique : pour ressentir son individualité, il est tenté de rechercher une indépendance. C’est la confusion habituelle entre indépendance et autonomie qui fait penser que l’on peut se développer seul selon son bon vouloir, faisant table rase des héritages et balayant les contraintes issues de la société dans laquelle nous vivons. L’individu qui veut à tout prix se construire sa propre identité s’enferme dans ses problèmes personnels et entre dans une rivalité systématique avec les autres. Il espère une liberté totale et tombe en fait dans une sorte de narcissisme mêlé d’intolérance. En tentant de s’émanciper à l’extrême et de s’extraire des structures existantes, il devient opposant systématique, il se marginalise, et n’accepte plus les apports externes.
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