poursuivons notre sixième livre
son sujet est la vie bonne
S'oublier est une condition à la vie bonne, car nous avons besoin des autres pour être heureux!
S'oublier pour les individualistes que nous sommes!
un challenge ? une utopie? une impasse?
Ce n'est pas une impasse. Ce sont les égoïstes et les narcissiques qui sont dans l'impasse en restant au fond de leur trou.
Ce n'est pas une utopie, car bien des gens y sont parvenus. Les écrivains démarrent souvent leur oeuvre pour eux seuls, leur plaisir ou leur recherche personnelle; puis ils se prennent à s'intéresser à la nature humaine et écrivent pour les autres et leur bonheur.
J'ai confiance dans la vertu de la création. Elle peut nous aider à sortir de notre trou. Contrairement à l'idée reçue, elle n'est pas "enfermante", elle déclenche le besoin d'écoute du monde et des autres, puis elle améliore les relations entre les individus.
La création a toujours comme cause et comme conséquence de réduire des écarts, d'abord entre ce que le créateur fait à un moment donné et un idéal confus qu'il s'est fixé pour plus tard, ensuite entre symbolique et réel, mais aussi entre divin et humain, entre matériel et spirituel et entre les hommes eux-mêmes. La création et l'écoute créent du lien social. Voila pourquoi j'ai relié « écouter » et « créer » à « vivre ensemble » dans le triangle de l'article premier du sixième livre.
Que ceux qui pensent que je me répète, se rassurent. Je n'ai pas perdu le fil. Nous avons jusque là déroulé une pelotte sens critique -> transmission -> écoute -> création -> vivre ensemble -> bonheur et identité -> s'oublier ; nous allons rembonbiner le fil et boucler la boucle dans les deux prochains articles.