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ce blog fait part de réflexions liées à mes lectures et d'observations sociologiques; il me permet de travailler le thème de l'individualisme contemporain face au développement des technologies (IA), aux enjeux écologiques et à ses questionnements existentiels/spirituels

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troisième livre - troisième partie

Poursuivons notre troisième livre

Son sujet est l'écoute

 

Voici une liste d'obstacles à une bonne écoute ou à l'apprentissage de connaissances nouvelles. Merci de m'aider à la compléter:

  1. écouter juste pour avoir l’occasion de montrer sa science, de donner des conseils, de dominer l’autre, de l’aliéner ; on écoute un fragment, celui qui nous arrange et qui va nous permettre de briller et de nous écouter nous-mêmes ;
  2. écouter un court moment sans laisser à l’autre le temps d’aller au bout de son explication parce que nous avons la solution au problème. Tellement entraînés à la recherche de solution en toutes circonstances, nous fonçons tête baissée sans savoir si nous disposons de toutes les données du problème.
  3. ne voir aucune utilité à écouter car sûr de tout, nous n’imaginons pas que quelqu’un d’autre ait plus raison que nous. Un tel sentiment de supériorité conduit à n’écouter que ce qui nous arrange ou nous conforte dans nos idées personnelles. C’est de l’écoute sélective.
  4. écouter sans écouter, écouter distraitement, écouter d’une oreille, par politesse ou en espérant que l’échange sera le plus court possible. Dans le meilleur des cas, on pensera à une disponibilité insuffisante, peut-être excusable par des occupations trop nombreuses. Dans le pire des cas, on verra là les conséquences du papillonnage et du zapping.
  5. écouter sélectivement ceux qui peuvent nous être utiles, ceux qui ont de l’intérêt à nos yeux, et ne nous adresser aux autres que pour leur donner des ordres. Cette attitude rejoint le snobisme de ceux qui pensent qu’il n’est pas bon de passer du temps avec ceux qui ne sont pas de leur « rang ».
  6. ne pas oser se livrer à l’écoute par timidité car il y a un risque à devoir se livrer soi-même. L’attitude réservée, l’interruption des conversations qui s’enfoncent dans l’intimité, la distance systématique avec le sujet et celui qui s’exprime permettent de ne pas s’exposer et dénotent d’une peur de l’autre ou du sujet abordé.
  7. n’écouter que nos aspirations intimes afin de nous faire plaisir ; l’individualisme touche alors à l’hédonisme et enferme l’individu dans la prison de ses émotions, sens ou instincts.
  8. ne pas écouter par peur de nous laisser influencer par des gens qui veulent du mal à nous-mêmes ou à notre communauté. Nous avons été si souvent déçus, trompés ou menacés que le mieux est de ne plus faire confiance à personne à l’extérieur de notre camp.
  9. n’écouter que nous-mêmes afin de nous en sortir le mieux possible; l’individualisme issu des situations difficiles conduit à s’occuper de soi pour survivre ; il ne reste plus de place pour aucune attention externe.
  10. curieux de rien, fatigué de tout, nous nous bouchons les oreilles. Tout est trop compliqué, nous baissons les bras, et préférons nous abrutir dans la facilité intellectuelle, la paresse sensorielle des images.
  11. ne pas écouter par manque d’envie d’apprendre. Cette inappétence est souvent due à un manque d’intérêt pour les sujets proposés, à d’énormes erreurs pédagogiques ou à la paresse du connaisseur qui est censé transmettre. 
  12. ne pas écouter par peur de l’effort à fournir pour approfondir et comprendre. Apprendre est souvent relié à travail, étude, difficulté, sanction…
  13. ne pas écouter par peur d’apprendre. Inconsciemment nous pensons au risque de nous exposer à de nouvelles informations ; nous pourrions échouer dans leur assimilation ; nous pourrions être inquiets de sortir de notre état d’ignorant : tout changement comporte une déstabilisation.
  14. ne pas écouter à cause d’un sentiment de culpabilité. Dans un monde où l’information est surabondante, où tous les savoirs sont accessibles, nous pouvons avoir l’impression qu’il n’y a plus aucune excuse pour ne pas être au courant de tout et cela nous conduit à nous renfermer sur nous-mêmes, rejetant certains sujets d’un revers de main, feignant le désintérêt, afin de ne pas révéler aux autres notre ignorance.
  15. ne pas écouter car nous avons acquis la conviction qu’apprendre n’apportera rien. Le contexte social dans lequel nous vivons ne nous motive que faiblement à nous tourner plus longuement vers l'apprentissage continu de connaissances. Le savoir n’a plus l’aura qu’il avait hier ; il n’est plus aussi valorisant.

J'attends vos propositions...

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A
Il peut arriver que l'on écoute d'une oreille "stupidement critique". Ce n'est plus "écouter" mais chercher dans le discours le(s) détail(s) qui permetra de contrer l'orateur.
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C
une autre raison: j'ai une idée, je la garde car je crains la remise en cause, je suis sans référence qui m'aiderait à rebondir
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